Carnet de commandes record, dividendes insolents et… ?
La direction vient de trancher : notre prime de participation pour 2025 sera divisée par deux. Pour la CGT, cela vient confirmer que les primes ne sont pas la solution face à l’augmentation de l’inflation subie par tous.
Pendant ce temps, la vraie vie nous étrangle
- Le trajet au travail devient un luxe : avec un litre de carburant qui bat des records (frôlant les
2,40 €), venir travailler coûte chaque jour plus cher, - L’énergie nous assomme : chauffage, électricité, gaz… Les factures explosent et mangent une part toujours plus grande de nos salaires. Beaucoup d’entre nous vont réduire drastiquement leur projet de vie et notamment les vacances à venir,
- L’assiette se vide : le conflit au moyen orient sert de prétexte aux grands groupes de l’agro alimentaire et de la distribution pour augmenter leurs marges. Résultat : les prix des produits de consommation courante s’envolent.
De nombreux salariés ont réagi à l’annonce du montant de la prime de participation. Plusieurs rassemblements parfois spontanés, mais aussi à l’appel de la CGT ont permis aux salariés d’échanger sur l’incompréhension du niveau de la prime et de l’insuffisance des salaires.
La CGT le rappelle très souvent : les primes sont, certes, une rémunération complémentaire qui aide temporairement à améliorer nos vies. Pour autant, ces dispositifs de rémunération ne sont ni garantis, ni là pour prendre en compte les évolutions du coût de la vie.
Regardons la réalité : le SMIC, après avoir augmenté de 1,18% le 1er janvier 2026, va augmenter à nouveau de 2,4% au 1er juin soit 60€ brut, à comparer avec les AG Airbus de 25€ ou 30€ brut (selon les sociétés) pour les non cadres et 0€ pour les cadres.
Seule l’évolution des salaires permet de répondre à l’augmentation du coût de la vie et faire en sorte que les fins de mois ne commencent pas le 15 et qu’il soit possible de vivre décemment avec son salaire.
Les mobilisations de la semaine dernière ont commencé à faire bouger les lignes : la direction est sous pression. Pour obtenir des résultats concrets, nous ne devons pas relâcher nos efforts. Partout, sans attendre, la CGT appelle les salariés à se mobiliser et à cesser le travail par la grève.
C’est dans cet état d’esprit que la CGT a adressé un courrier (ci-dessou) aux autres organisations syndicales (FO, CFE-CGC, CFTC et CFDT) afin de constituer une intersyndicale et donner une suite unitaire et puissante à nos revendications.
La CGT, une force à vos côtés !
Courrier d’intersyndicale adressé aux autres organisations syndicales Airbus (FO, CFE-CGC, CFTC et CFDT) :
Demande d’intersyndicale
Aux coordinateurs FO, CFE-CGC, CFTC, CFDT
Copie secrétaires des syndicats CGT du groupe
Chers collègues,
Suite aux annonces du montant de la participation en baisse de plus de 50% par rapport à 2024, de nombreux salariés ont cessé le travail pour exprimer leur incompréhension et leur mécontentement compte tenu des résultats florissants du Groupe. Ils ont pour beaucoup le sentiment qu’on se moque d’eux. L’attente était grande concernant cette prime, d’autant plus dans une période où l’inflation redémarre : les prix de l’énergie, mais pas seulement, repartent à la hausse.
La question urgente du pouvoir d’achat doit trouver une réponse rapidement. D’ailleurs, le gouvernement vient de décider l’augmentation du SMIC de 2,4% au 1er juin, après une première augmentation de 1,18% au 1er janvier.
Nous avons lu votre dernière communication dans laquelle vous envisagez un appel à la grève à partir de mardi. La CGT prendra toute sa part partout où elle le peut pour aider les salariés à exprimer leurs revendications. Nous vous proposons d’agir ensemble et de nous réunir en intersyndicale pour coordonner nos actions. Une première réunion dans ce sens pourrait avoir lieu dès mardi matin.
Dans l’attente d’une réponse favorable.
Syndicalement,
—
Patrice THEBAULT
CGT Airbus Group

